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Écrit par Pierre Cloutier
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Vendredi, 11 Décembre 2009 18:03 |
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Voici la preuve de l'implication du bureau de Lucien Bouchard (Davies
Ward Philipps Vineberg) dans le dossier du PCAA. Il s'agit d'un document
daté du 25 janvier 2002 intitulé "Memorandum of information" de Comet
Trust, un des conduits mis sur pied par Coventree
Comet05102002.pdf
A partir de la page
6, vous allez retrouver le nom de Davies Ward Philipps Vineberg qui
certifie que tout est légal et qu'ils ont fait toutes les vérifications
nécessaires en vertu des lois et règlements. Vous avez le document en
français à compter de la page 21 et je vous recommande de le lire - pour
ceux et celles qui s'intéressent au dossier - car vous vous allez vous
rendre compte de certains faits très intéressants :
- page frontispice : on remarque l'implication de Banque Nationale du
Canada, mais aussi de Valeurs Mobilières Banque Laurentienne inc. comme
agents de placement du PCAA.
Question : le 25 janvier 2002, qui est le président de Banque Laurentienne?
Réponse : Henri-Paul Rousseau nommé à la CDPQ en août 2002 et qui en
achètera pour 13 milliards$
- page fronstispice : On y lit : Cote établie par le Dominion Bond
Rating Service Limited ; R-1 (élevé)
Commentaires : ceci est fondamental, car cette cote donne de la
crédibilité au produit. Par contre. on sait maintenant qu'en l'absence
de toute réglementation des agences de notation, DBRS était en conflit
d'intérêts parce que ses services et conseils étaient payés par le
vendeur (Coventree via ses trusts comme Comet) et non pas les acheteurs.
- page 4 : Lisez attentivement le 2è paragraphe concernant la Liquidité
pour la série A. On y dit que des prêts de liquidités seront fournis
"seulement en présence d'une perturbation des marchés.....". C'est
exactement là que le PCAA a foiré. D'autre part, on ajoute que les
conditions entourant les prêts de liquidités seront déterminés dans une
convention de liquidité. Or cette convention de liquidité n'était pas
rendue publique et accessible aux acheteurs.
pages 6 et ss : Voyez le rôle important de Davis Ward Philipps Vineberg,
le bureau où travaille l'ancien premier ministre du Québec depuis avril
2001. On n'a pas la preuve que Lucien Bouchard a participé directement à
la vente de PCAA à la CDPQ, mais une chose est sûre : quand Davis Ward
Philipps Vineberg met de l'argent dans ses poches dans des grosses
opérations comme celle-là, Lucien Bouchard fait aussi de l'argent, comme
associé principal.
Bernard Landry et Jacques Parizeau n'ont eu jamais aucun intérêt dans le
PCAA. Bouchard oui, à cause de son association avec Davis Ward Philipps
Vineberg. Après tout, la CDPQ en acheté pour 13 milliards$, plus
d'autres institutions comme la Banque Nationale, le Mouvement Desjardins
etc..Le Québec a fait pas mal sa part pour acheter des produits toxiques
venant d'une petite compagnie de Toronto, financée par la CDPQ.
C'est peut-être pour cela que Lucien Bouchard était à la Chambre de
commerce lorsque H-P Rousseau a essayé de se justifier. Landry et
Parizeau n'y étaient pas et n'ont probablement pas été invités non plus.
C'est peut-être là qu'on distingue les vrais patriotes.
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