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La sortie publique de l'ex-président de la Caisse de dépôt, Henri-Paul Rousseau, avait pris des allures de match de hockey, hier, alors que la télé nous présentait en direct l'avant-match, la prestation principale, et l'après-match où moult commentaires fusaient selon les allégeances de chacun.
Bien que passionné par le sujet, j'avoue que j'ai décroché après une vingtaines de minutes de bla-bla-bla durant lesquelles le monsieur s'auto-congratulait pour ses performances passées...alors que les marchés se gonflaient artificiellement en attendant d'exploser, l'automne dernier.
"Je n'étais plus là", s'est empressé de mentionner Rousseau, comme si sa présence eut changé quelque chose. Ça me faisait penser à "c'est pas moi, c'est ma soeur". Non, il avait quitté le navire au bord du gouffre en empochant une prime de départ équivalente à ce que reçoivent en un an plus de 250 citoyens démunis de la sécurité sociale.
Je laisserai donc à d'autres, plus compétents que moi, le soin d'analyser et de décortiquer les affirmations de celui qui semblait mener une campagne de relations publiques, mais le profane en moi trouve indécent que le sieur Rousseau se justifie devant un parterre de riches triés sur le volet, plutôt que devant nos élus. Ça sentait l'opération marketing à plein nez.
J'ai aussi remarqué qu'il se plaisait à comparer les résultats de la Caisse à ceux des institutions américaines où la débâcle n'a rien de comparable avec ce qui s'est passé ici. Il faut tout de même comparer des oranges avec des oranges ! D'ailleurs, pas un mot sur la comparaison avec des caisses canadiennes performantes, comme Teachers, qui a fait beaucoup mieux que nos gestionnaires grassement payés avec nos taxes et nos lourds impôts.
Autre affirmation qui n'a pas manqué de me faire sursauter pour justifier l'achat de PCAA qui deviendraient rapidement contaminés: " On avait plein de cash à investir"...
Mais pourquoi ne pas l'avoir investi dans le développement économique du Québec ? " Nous avons beaucoup d'argent investi au Québec", a répliqué l'homme qui avait réponse à tout.
Comme le faisait remarquer un observateur averti, si investir des millions de notre argent dans la Banque Royale (savez celle qui a combattu la souveraineté), signifie investir dans l'avenir économique du Québec, même mon chien comprendrait qu'on nous fait passer des vessies pour des lanternes.
Après tout, les Québécois n'ont-ils pas le pardon et la tolérance faciles ?
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