Militant du RIN, un des fondateurs du FLQ, ex-directeur adjoint de l'information au journal de Montréal, Pierre Schneider a publié Survivance et Paroles d'amour et de liberté. Il signe maintenant un blogue quotidien sous le titre de DANS MA MIRE.

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Scandale de la Caisse de dépôt et placement

Lucien Bouchard impliqué dans les PCAA

Voici la preuve de l'implication du bureau de Lucien Bouchard (Davies
Ward Philipps Vineberg) dans le dossier du PCAA. Il s'agit d'un document
daté du 25 janvier 2002 intitulé "Memorandum of information" de Comet
Trust, un des conduits mis sur pied par Coventree

Comet05102002.pdf

A partir de la page
6, vous allez retrouver le nom de Davies Ward Philipps Vineberg qui
certifie que tout est légal et qu'ils ont fait toutes les vérifications
nécessaires en vertu des lois et règlements. Vous avez le document en
français à compter de la page 21 et je vous recommande de le lire - pour
ceux et celles qui s'intéressent au dossier - car vous vous allez vous
rendre compte de certains faits très intéressants :

- page frontispice : on remarque l'implication de Banque Nationale du
Canada, mais aussi de Valeurs Mobilières Banque Laurentienne inc. comme
agents de placement du PCAA.
Question : le 25 janvier 2002, qui est le président de Banque Laurentienne?
Réponse : Henri-Paul Rousseau nommé à la CDPQ en août 2002 et qui en
achètera pour 13 milliards$

- page fronstispice : On y lit : Cote établie par le Dominion Bond
Rating Service Limited ; R-1 (élevé)
Commentaires : ceci est fondamental, car cette cote donne de la
crédibilité au produit. Par contre. on sait maintenant qu'en l'absence
de toute réglementation des agences de notation, DBRS était en conflit
d'intérêts parce que ses services et conseils étaient payés par le
vendeur (Coventree via ses trusts comme Comet) et non pas les acheteurs.

- page 4 : Lisez attentivement le 2è paragraphe concernant la Liquidité
pour la série A. On y dit que des prêts de liquidités seront fournis
"seulement en présence d'une perturbation des marchés.....". C'est
exactement là que le PCAA a foiré. D'autre part, on ajoute que les
conditions entourant les prêts de liquidités seront déterminés dans une
convention de liquidité. Or cette convention de liquidité n'était pas
rendue publique et accessible aux acheteurs.

pages 6 et ss : Voyez le rôle important de Davis Ward Philipps Vineberg,
le bureau où travaille l'ancien premier ministre du Québec depuis avril
2001. On n'a pas la preuve que Lucien Bouchard a participé directement à
la vente de PCAA à la CDPQ, mais une chose est sûre : quand Davis Ward
Philipps Vineberg met de l'argent dans ses poches dans des grosses
opérations comme celle-là, Lucien Bouchard fait aussi de l'argent, comme
associé principal.

Bernard Landry et Jacques Parizeau n'ont eu jamais aucun intérêt dans le
PCAA. Bouchard oui, à cause de son association avec Davis Ward Philipps
Vineberg. Après tout, la CDPQ en acheté pour 13 milliards$, plus
d'autres institutions comme la Banque Nationale, le Mouvement Desjardins
etc..Le Québec a fait pas mal sa part pour acheter des produits toxiques
venant d'une petite compagnie de Toronto, financée par la CDPQ.

C'est peut-être pour cela que Lucien Bouchard était à la Chambre de
commerce lorsque H-P Rousseau a essayé de se justifier. Landry et
Parizeau n'y étaient pas et n'ont probablement pas été invités non plus.

C'est peut-être là qu'on distingue les vrais patriotes.
 

Suite

Le Québec floué de 10 milliards par Toronto

Le Devoir rend compte de l'enquête menée en Ontario sur la petites compagnie de Toronto, Coventree. Comme cette entreprsie est au coeur du scandal financier de la Caisse et comme il n'y aura pas d'enquête au Québec. L'enquêt en Ontario risque de nous amener des révélations sur qui a fait quoi pour que l'on se fasse frauder par cet gagne de ti-culs qui avaient pris le contrôle de notre Caisse.

L'article du Le Devoir: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/278873/pcaa-negociations-en-vue-d-une-entente-a-l-amiable
...................................
Mon commentaire de bas de page:


Voici comment la Caisse fut instrumentalisée par une petite compagnie de Toronto (Coventree); et, est devenue une victime consentante:

http://www.vigile.net/Quebec-sink

Cette manœuvre a été rendu possible à la complaisances des agences de notations de crédit qui ont floué le marché avec des notations AAA sur des produits toxiques.
Le Québec a été floué de 10 milliards parce que le fédéral qu ai la juridiction pour encadrer et surveiller ces agences a été incompétent à le faire. Or c'est justement  Ottawa qui veut enlever au Québec sa commission des valeurs mobilières pour en imposer une "nationale".

Il faudrait donc se fier à Ottawa   pour protéger les petits épargnants du Québec.
Voici mon échange avec M Éric Duhaime sur ce sujet (voir échange qui se continue en bas de page:

http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/10/24-le-gouvernement-federal-protecteur-des-petits-epargnants-du-quebec.qc

La Caisse est devenue vulnérable à ce genre de manœuvre suite au changement de la loi qui la gouverne par Charest. Un bâillon dans la nuit qui a transformé ce fond de pension en fond spéculatif: Le rendement d'abord qu'il disait.

Parlant de bâillon, celui qui gérait le "risque" à la Caisse fut nommé (par Charest) à la direction de la Caisse (après que fut connu le désastre  des PCAA. Il a quitté, un papier de médecin dans la bouche avec un million dans les poches !

La crise de liquidité de créer par le gel des PCAA a amené la Caisse dans une situation de sous pondération sur le marché des actions,  (ajouté au chambardement à la direction) se traduira en 2009 par une sous performance de 6 %, c'est à dire 7 milliards de moins pour la Caisse.

Comprenez vous la game.

Et c'est rien je ne vous ai pas parlé de l'Hydro Québec !

Malgré cela le mythe des libéraux, bon pour l'économie perdure chez nos savants éditorialistes.

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La neutralisation de la Caisse en trois temps

La caisse est un levier absolument fondamental pour réaliser notre souveraineté; le Plan O de M.Paizeau en témoigne éloquemment. C'est pourquoi Charest, qui a fait du Québec une succursale d'Ottawa, (M. Plourde) a entrepris de la neutraliser et la faire passer sous le contrôle de Toronto.

 Sa stratégie se déploie en 3 temps:

UN: Changement de la  loi régissant la Caisse en 2004 (un bâillon dans la nuit). Deux points importants pour la suite des choses.
     
      a) Le pouvoir de nomination à la direction de la Caisse qui relevait de l'Assemblée a été transféré au bureau de Charest.

Commentaire: Il va s'en servir systématiquement avec Madame La sacoche (Une grande dame pour Guy A Lepage).
   
      b) Le cadre limitant les placements à risque à été élargie.

Commentaire: Ce changement a amené la Caisse à accumulé 9 % de son actif dans des produits dérivés qui se sont avéré des produits toxiques (papier commercial: PCAA) . Ce qui explique la crise et le fait que les pertes ont été de 10 milliards de plus que les fonds indiciels (qui se contente d'acheter l'indice) en 2008; avec incidence sur le bilan 2009: 7milliards de moins que l'indiciel.


DEUX: La sous performance de la Caisse à cause des pertes  PCAA, qui a mener à une crise de liquidité, va servir de prétexte pour vider  la Caisse de son expertise (humaine) qu'elle aura mis 40 ans à bâtir. Un mémo, rendue publique par une source anonyme, enjoignait le remplaçant de Richard Guay (M Sabia donc), d'éliminer 8 hauts dirigeants. Madame la sacoche est venu dire qu'il s'agissait d'un "canular". Or ce mémo s'est avéré d'une grande véracité :

"Un dirigeant de la Caisse, resté anonyme, y montrait du doigt huit vice-présidents qu'il faudrait limoger ou déplacer. Un an plus tard, ces huit dirigeants ne sont plus employés de la Caisse, ou sont en congé de maladie d'une durée indéterminée".

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/200912/10/01-929644-caisse-de-depot-le-canular-etait-dans-le-mille.php

TROIS: Comme les dirigeants de la Caisse avaient sous performé par rapport à "l'indiciel", pourquoi ne pas en éliminer encore plus; et, transformer simplement la Caisse en fond indiciel. C'est ce à quoi s'affaire Sabia  auprès des déposants, "groggy" par les pertes subies et incapable de voir la manœuvre qui est de neutraliser la Caisse:

" Pour la première fois de son histoire, la Caisse de dépôt a offert à ses déposants d'investir dans des portefeuilles indiciels plutôt que de laisser ses gestionnaires professionnels faire fructifier leur argent.

La proposition, qui est actuellement à l'étude dans les comités de placement des différents déposants, est un changement de cap majeur pour la Caisse: depuis sa création, l'institution emploie des dizaines de professionnels dont le mandat est justement de faire mieux que les indices boursiers."

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/200912/10/01-929646-la-caisse-de-depot-change-de-cap.php

Voilè nous en sommes à une étape critique de la neutralisation de la Caisse. Qui est véritablement derrière mener par Charest: Le Seigneur de sagard lui-même Paul Desmarais et une clique de Toronto qui ont fait du Québec une succursale d'Ottawa. Ils contrôlent dorénavant notre bas de laine de 140 milliards qui va être gérer de Toronto.
 

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La Caisse continue à s'enfoncer

En 2008 la Caisse a perdu 40 milliards, elle aurait perdu 30 milliards si elle avait performé selon l'indice de référence. Elle a donc subie une perte accrue de 10 milliards. La majorité de cette perte accrue est due au papier commercial (provision pour perte et crise de liquidité qui a entrainé une vente de feu au moment d'une capitulation boursière).

En 2009 sous-performance de la Caisse sera de 6%, soit 7 milliards environ qui s'ajoute au 10 milliards de 2008, donc 17 milliards qui va se répercuter sur son rendement dans l'avenir.

Pourquoi ? Parce qu'en 2004 Charest a changé les directives en placement (Un bâillon dans la nuit: le rendement d'abord).La Caisse est devenue le Casino Royal, gérée par des ti-culs du néolobéralisme.

C'est à ce moment que la course au prime a commencé et que l'accumulation du papier commercial a gonflé le bilan de ce produit toxique qui promettait quelque centilles de plus au rendement, ce qui amenait les primes (40 millions en 2006 et autant en 2007).

Avec la crise des crédits cette désinvolture dans la gestion du risque a produit un désastre; pas assez pour empêcher Rouseau de recevoir un standing ovation à la Chambre de Commerce (notre élite économique).

En réaction à cette crise, la direction de la Caisse, perturbée par la manigance politique et traumatisée par le risque, a raté le coche et a sous pondéré le marché des actions (une aubaine historique pour les grands fonds à l'automne 2008). Ce n'est qu'au printemps que la Caisse a commencé à pondérer en actions.

Voici la déclaration de Bachand au The Globe and Mail:

(...)"The Caisse was underweight in stocks, and given that stock markets have rebounded considerably, the Caisse's results will certainly not exceed those of competing pension funds or industry peers," Mr. Bachand told Radio-Canada television.

"I don't expect the Caisse to outdo the markets this year," he said.

On est passé à trop de risques à pas assez de risque.

Résultats, en 2009 la Caisse va sous performer de 7 milliards, qui s'ajoute à la sous performance de 10 milliards de 2008. 17 milliards en tout. Et ce manque à gagner va se répercuter sur les années à venir.

On va se souvenir longtemps du passage de Charest au pouvoir.
Sera t il le prochain à recevoir un standing ovation de ses amis de la Chambre de Commerce quand il quittera ?

Les deux mains sur le volant et le derby de démolition continue...
 

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Papier commercial - La Banque Nationale pourrait être accusée

Des accusations pénales pourraient être portées contre la Banque Nationale et ses filiales de courtage dans le dossier du papier commercial.

C'est ce qui ressort des conclusions préliminaires d'une enquête sur le comportement de certaines banques dans les semaines qui ont précédé la débâcle du papier commercial, à la mi-août 2007.

La Banque Nationale, avec ses filiales, détenait à l'époque 65 % de ce marché au pays.

La Banque Nationale elle-même a prévenu ses actionnaires. Dans son rapport trimestriel pour 2009, on peut y lire que « les autorités réglementaires pourraient imposer des sanctions aux intervenants sur le marché ».

Des courtiers en valeurs mobilières auraient notamment vendu du papier commercial tandis qu'ils le savaient contaminé par les prêts américains à haut risque.

Prêts à haut risque

Les prêts à haut risque (subprimes) présentent un risque particulièrement élevé en raison de la mauvaise cote de solvabilité de l'emprunteur. Son taux d'intérêt est supérieur au taux préférentiel, accordé aux clients de premier ordre.

Toute cette affaire tourne autour d'une note provenant de Coventree, un émetteur de papier commercial qui, dès le 24 juillet 2007, avertissait que certains titres étaient fragiles parce que contaminés par des créances hypothécaires à risque.

L'enquête menée par l'Autorité des marchés financiers (AMF) et les autorités de réglementation de l'Ontario et du Canada a déterminé qui était au courant de l'affaire, à qui cela a été communiqué, et l'utilisation qui a été faite de cette information privilégiée avant qu'elle soit communiquée aux clients.

Car des clients ont continué à acheter du papier commercial, notamment de la Banque Nationale, dans les semaines suivant la note. C'est le cas de l'homme d'affaires montréalais Hy Bloom et du constructeur Pomerleau.

Si les parties n'arrivent pas à une entente négociée pour récupérer des dizaines de millions de dollars, des accusations pénales pourraient alors être portées.

D'après un reportage d'Anne Panasuk

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La gestion d’Henri-Paul Rousseau a été « désastreuse », dit Pierre Karl Péladeau

Olivier Bourque et Mathieu Lavallée
Argent

Même s’il est absent de la Conférence de Montréal du Forum économique international des Amériques, le patron de Quebecor (QBR.B) fait sentir sa présence.

Dans le dernier numéro du magazine Forces, publié en collaboration avec la Conférence, Pierre Karl Péladeau tire à boulets rouges sur Henri-Paul Rousseau et sa gestion de la Caisse de dépôt et de placement.

Lors d’un entretien publié dans ce numéro du magazine avec Michel Nadeau, analyste pour Argent, M. Péladeau déclare que la gestion de M. Rousseau « fut un désastre ».

Il poursuit en revenant sur l’allocution qu’a donnée l’ancien PDG de la Caisse devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain le 9 mars dernier. « À la Chambre de commerce, je ne me suis pas levé pour applaudir à un gaspillage sans précédent de fonds publics. C’est trop facile de briller comme gestionnaire fort en communications Power Point alors qu’on est incapable de livrer la marchandise !»

Lorsque questionné à propos d’Henri-Paul Rousseau, disant ne pas se souvenir d’une rencontre entre Quebecor et la CDP au sujet de la possible vente de Vidéotron à Rogers, Pierre-Karl Péladeau ironise. « Non, j’ai une bonne mémoire », affirme-t-il.

Le numéro un de Quebecor se montre tout aussi critique au sujet de la nomination de Michael Sabia. « En Europe, si le gouvernement avait agi de façon aussi cavalière dans la désignation d’un titulaire d’une fonction aussi importante, les gens seraient descendus dans la rue… C’est inadmissible! », a-t-il ajouté.

Henri-Paul Rousseau a quitté la tête de la CDP le 31 août 2008, pour rejoindre Power Corporation (POW) à titre de vice-président du conseil le 1er janvier dernier. Le président du conseil de Power Corporation et chef de la direction, Paul Desmarais jr., est également président du Bureau des gouverneurs de la Conférence de Montréal.

Présent lors de la Conférence, M. Desmarais a été interrogé au sujet des commentaires visant le nouveau vice-président du conseil de Power Corporation. M. Desmarais n’a pas voulu commenter la nouvelle et a indiqué ne pas être au courant.

Plus de détails suivront.

 

 

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Philippe Couillard au CA de Canadian Royalties

ANDRÉ DUBUC, LES AFFAIRES 28 mai 2009

L’ancien ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard, devient l’un des 4 nouveaux administrateurs à entrer au CA de Canadian Royalties, qui compte la Caisse de dépôt et le Fonds de solidarité de la FTQ comme principaux bailleurs de fonds.

Ministre de 2003
à 2008, M. Couillard a négocié son emploi avec le fonds d’investissement privé en santé, Persistence Capital Partners, des frères Elman, pendant qu’il était encore ministre.

La minière qui cherche à exploiter une mine de nickel à proximité de la propriété de Xstrata au Nunavik comble son conseil d’administration de grosses pointures ayant en commun d’entretenir de bonnes relations avec les politiques.

« Comme ministre de la Santé, il a géré le plus important budget du gouvernement. Il est évidemment bien qualifié pour aider un conseil d’administration d’une petite société minière qui essaie de trouver le financement et de mener à terme son projet de construction », dit Glenn J. Mullan, président par intérim de Canadian Royalties, qui souligne les contacts de l’ancien ministre au Moyen-Orient,. Ce réseau va s’avérer utile dans la recherche de financement, ajoute-t-il.

Autre figure connue qui siégera au conseil, Arthur T. Porter, directeur général du méga-hôpital anglophone de Montréal, le CUSM. Récemment, il a été nommé au Comité de surveillance des activités de renseignements de sécurité par le premier ministre du Canada Stephen Harper.

« Il a déjà été impliqué dans le financement de deux hôpitaux du Michigan pour plus d’un milliard de dollars dans les années 1990 », fait valoir M. Mullan. Il rappelle que M. Porter, originaire de la Sierra Leone, a obtenu son premier diplôme universitaire en sciences naturelles dans ce pays d’Afrique, avant d’aller étudier à Cambridge et Harvard. ( Ne nous leurrons pas, en sc. naturelles au Sierra Leone, c’est pas pour le charbon ...)

Les deux autres nouveaux venus sont Bernard Guarnera, président de Behre Dolbear Group, une firme de consultation en exploitation minière, et Andrew Pepper, ancien vice-président marketing de Norshield Asset Management, de 2002 à 2004.

Norshield a cessé ses activités en 2005. Les investisseurs ont perdu la presque totalité des 472 millions investis.

« Il nous aidera au chapitre des communications et du marketing », dit M. Mullan.

Un rapport d’analystes financiers de la firme Raymond James souligne d’ailleurs le profil hors du commun des membres du conseil.

Les auteurs, Bart Jaworski et David Sadowski, énumèrent les risques auxquels la société fait face, dont certains nécessiteront un certain doigté diplomatique pour être en mesure de bien les gérer. Ils citent notamment l’importance pour Canadian Royalties d’obtenir l’autorisation d’utiliser les installations aériennes de la mine de Xstrata, à Raglan, à 25 kilomètres de la mine de Canadian Royalties.

Autre défi, Canadian Royalties renégocie avec les détenteurs de ses débentures convertibles, la Caisse de dépôt et le Fonds FTQ, les termes de l’emprunt qui portent intérêt à 7 % et qui arrivent à échéance en 2015.

En 2008, Canadian Royalties a suspendu la construction de sa mine de 600 millions au Nunavik. Il manque entre 350 et 400 millions pour terminer le chantier. Toutefois, celui-ci pourrait finalement être plus modeste que prévu, car les conditions économiques ont changé.

Source :

http://www.lesaffaires.com/article/0/mines-et-metaux/2009-05-28/494049/philippe-couillard-au-ca-de-canadian-royalties-.fr.html

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le vérificateur prêt à enquêter

Denis Lessard

 

(Québec) Le vérificateur général Renaud Lachance est tout disposé à faire enquête sur ce qui s'est passé à la Caisse de dépôt en 2008 pour peu que l'Assemblée nationale lui en donne le mandat. Il refuse de dire s'il juge l'enquête appropriée, mais, insiste-t-il le vérificateur a besoin d'un mandat des parlementaires pour «entrer» à la Caisse de dépôt.

En matinée, le critique péquiste aux Finances. François Legault, a à nouveau réclamé qu'on mandate le vérificateur pour lever le voile sur les causes des pertes historiques de la CDP, un recul de 40 milliards du portefeuille en 2008.

La veille, la chef péquiste Pauline Marois, avait fait la même demande. En 2002, dans l'opposition, Jean Charest avait exigé une enquête du vérificateur pour les problèmes de Montréal Mode, un dérapage de 30 millions de dollars. Le gouvernement Landry avait obtempéré. Cette fois, «on parle de 1000 fois plus»,a  souligné Mme Marois.

Le premier ministre Charest avait répliqué que le dossier était clos de l'avis du gouvernement, et que des observateurs comme Claude Lamoureux, l'ancien patron de Teachers et l'ex-premier ministre Bernard Landry jugeait qu'il fallait cesser la chasse aux coupables pour s'assurer plutôt que ces dérapages ne se reproduisent plus.

 

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Le PQ veut aller plus loin

La chef du PQ, Pauline Marois - Le Parti québécois revient à la charge et demande une enquête plus en profondeur sur les pratiques de gestion qui ont conduit aux pertes de près de 40 milliards de dollars à la Caisse de dépôt et placement (CDP) en 2008.

En conférence de presse, la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, a réclamé une enquête en profondeur du vérificateur général sur la CDP. Le PQ estime que la commission parlementaire spéciale n’a pas permis d’aller au fond des choses, même après 34 heures de témoignages.

Mme Marois demande aussi la création d’un comité d’experts non partisan qui aurait pour mandat de se pencher sur la gestion du risque et sur la mission de la CDP, en particulier quant à l’obligation de contribuer au développement économique du Québec.

La chef péquiste a déclaré qu’elle ne cherchait pas des coupables, mais plutôt les éléments qui ont fait défaut dans la gestion de la Caisse. Elle a affirmé qu’il restait de l’insécurité et de l’inquiétude, et qu’il était donc nécessaire d’aller plus loin dans l’analyse de ces résultats.

Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand

Le ministre Raymond Bachand

En entrevue à RDI, le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a répété que la commission parlementaire spéciale avait permis d’obtenir des explications sur la portion des pertes de la CDP qui excédait les résultats d’autres fonds observés dans le marché.

Le gouvernement de Jean Charest avait déjà refusé de permettre la comparution des gestionnaires Luc Verville et Nicolas Deblois, qui auraient été les principaux acheteurs du papier commercial adossé à des actifs (PCAA) qui a plombé les résultats de la Caisse en 2008.

Le ministre Bachand a annoncé mardi six mesures qui permettront de renforcer la surveillance des activités de la Caisse de dépôt.



Source
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2009/05/27/002-caisse-pq-dema (...)


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Toujours nécessaire la commission d’enquête sur la Caisse


 

 

Photo : PC

Dans son éditorial, M. Pratte a exprimé son désaccord à l’égard de notre demande de commission d’enquête portant sur les pertes historiques de 40 milliards de dollars de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Selon la loi, le gouvernement peut instituer une commission d’enquête « sur quelque objet qui a trait au bon gouvernement du Québec, sur la gestion de quelque partie des affaires publiques, sur l’administration de la justice ou sur quelque matière importante se rattachant à la santé publique ou au bien-être de la population ». Les commissions d’enquête ne sont donc pas réservées aux cas de malversations. C’est un outil qui est à la portée des représentants du peuple pour faire la lumière sur tout enjeu majeur d’intérêt public.

M. Pratte estime que l’on sait maintenant « l’essentiel » des causes des pertes de la Caisse en 2008. Nous sommes en désaccord fondamental avec cette affirmation plutôt étonnante. D’une part, de très nombreuses questions n’ont même pas pu être posées en commission parlementaire. D’autre part, les réponses obtenues ont été imprécises, voire contradictoires, comme sur la question de l’approbation de l’utilisation des PCAA par les déposants.

Pire, la presque totalité des témoins entendus ont tenté d’attribuer la responsabilité des pertes tantôt à d’autres intervenants, tantôt à des phénomènes théoriquement imprévisibles. D’autres témoins ont tenté de minimiser la portée de ces pertes historiques. L’ensemble laisse une désagréable impression de manque de transparence qui nous empêche de connaître toute la vérité.

Le débat sur l’avenir de la Caisse doit être fait. De nombreux enjeux doivent être discutés, comme la représentation des retraités, la rémunération des gestionnaires ou les pratiques de communication de la Caisse. Mais ce débat doit être alimenté par une information juste et adéquate, qui identifierait notamment la responsabilité de chaque acteur impliqué dans le désastre de 2008. Sinon, comment s’assurer de ne pas répéter les mêmes erreurs ?

M. Pratte le dit lui-même : « Une partie de ces pertes était inévitable, causée par l’effondrement des marchés. » C’est donc dire que l’autre partie de ces pertes était évitable ! Il serait dans l’intérêt de l’ensemble des citoyens du Québec que le gouvernement affecte les sommes nécessaires à la tenue d’une commission d’enquête sur les pertes historiques de la Caisse en 2008.

Suite

On veut de vraies réponses


 

 

Devant la Chambre de commerce, Henri-Paul Rousseau avait attribué la perte de 40 milliards – 25% de son actif – de la Caisse de dépôt à une « tempête parfaite ». Cette semaine, il reconnaissait « l’erreur » d’avoir acheté autant de papier commercial adossé à des actifs (PCAA). Jamais, dans ces deux témoignages, l’ancien pdg de la Caisse qui a touché une prime de 378 750 $ en démissionnant n’a eu une pensée pour les millions de Québécoises et de Québécois qui verront leur retraite compromise par les inévitables réductions de leurs prestations, ni pour les jeunes travailleurs et travailleuses qui devront cotiser davantage pendant des années pour compenser les pertes de la gestion Rousseau.

Dans son livre La Caisse dans tous ses états (Éditions Carte blanche), le journaliste Mario Pelletier donne une explication détaillée plausible des mauvaises performances de la Caisse. Il rappelle l’ampleur de la purge pratiquée par Henri-Paul Rousseau lors de son arrivée à la direction de la Caisse : congédiement de 19 dirigeants, abolition de 138 postes, fermeture de 8 bureaux sur 11 à l’étranger et suppression de 5 filiales. Le tout à mettre en lien avec ses déclarations devant la commission parlementaire où il attribuait une grande partie des problèmes de la caisse à l’incompétence de ses employés !?

Mario Pelletier décrit bien la dérive dans les produits dérivés, gérés à partir de modèles mathématiques complexes qui ont amené la Caisse à se comporter comme un « hedge fund », c’est-à-dire à emprunter des sommes importantes pour bénéficier d’un effet de levier. La Caisse a accumulé en 2007 un passif de 71,8 milliards $, soit 46% de son avoir net, alors que dix ans auparavant, elle n’empruntait pas du tout. « Emprunter des sommes pareilles pour les re-prêter, ça n’a rien à voir avec la gestion des pensions », s’indignait Jacques Parizeau.

Dans sa course frénétique au rendement – et aux généreux bonis pour ses gestionnaires – la Caisse a complètement délaissé l’économie du Québec. Durant les années Rousseau, de 2002 à 2007, l’actif de la Caisse investi au Québec est passé de 32% à 17%. Robert Laplante a calculé que de 1996 à 2007, il est passé de 46% à 17%.

La Caisse a laissé partir le siège social de l’Alcan, a facilité la prise de contrôle de la Bourse de Montréal par celle de Toronto et ne détient aujourd’hui aucune action dans la Banque Nationale, SNC Lavalin et Bombardier, mais a investi dans les filiales de Power Corporation. Le nouveau pdg Michael Sabia a déclaré qu’il n’interviendrait pas si Bombardier passait en des mains étrangères.

Dans son livre, Mario Pelletier raconte que, dès son arrivée à la tête de la Caisse, Henri-Paul Rousseau a cherché à vendre Vidéotron à Rogers, alors que son prédécesseur Jean-Claude Scraire avait mené une lutte de titan pour faire résilier l’entente que la famille Chagnon avait conclue avec la compagnie torontoise pour assurer le maintien au Québec de cette société de nouvelles technologies en s’associant à Quebecor.

Aujourd’hui, le chroniqueur Alain Dubuc essaie de minimiser l’importance de cette révélation en mettant sur le même pied Vidéotron et les papiers commerciaux, présentés comme la participation à « deux bulles » de dirigeants qui se prenaient pour « les maîtres de l’univers » . (La Presse, 20 mai). Il est vrai que la dévaluation du titre de Vidéotron s’est traduite à l’époque par des pertes importantes pour la Caisse, mais il n’en demeure pas moins que Vidéotron est aujourd’hui une société prospère qui investit au Québec, crée de l’emploi et constitue le pilier du nouveau modèle économique des médias. Par contre, les titres des PCAA ne valent pas le prix du papier sur lequel ils sont imprimés.

La déconfiture de la Caisse de dépôt est un drame pour les retraités et futurs retraités québécois pris individuellement, mais elle a aussi d’autres conséquences sur la nation québécoise comme collectivité. La création de la Caisse a permis de dégager le gouvernement du Québec de l’emprise qu’exerçaient sur lui les milieux financiers de la rue St-Jacques et, à différentes époques charnières – comme l’élection du Parti Québécois en 1976 –, à contrer les pressions de Bay Street ou Wall Street. Elle jouait également un rôle crucial dans le plan élaboré par Jacques Parizeau pour permettre l’accession du Québec à la souveraineté si le Oui l’avait emporté au référendum de 1995.

Aujourd’hui, la Caisse étant affaiblie par des pertes considérables, contrainte à ne plus intervenir de façon active dans l’économie québécoise et désormais dirigée par un Ontarien d’origine dont le seul fait d’armes est d’avoir transféré le siège social de Bell de Montréal à Toronto, quelles sont ses perspectives d’avenir ?

Constatant les liens serrés entre la Caisse et Power Corporation – où a été repêché Henri-Paul Rousseau – Mario Pelletier se demande « s’il n’y a pas là un prélude à un éventuel démantèlement, au profit du secteur privé, et notamment des filiales tentaculaires de la Financière Power » car « il n’y a plus d’obstacle à ce que les fonds de retraite de la collectivité québécoise aboutissent entre les mains des gestionnaires de puissants intérêts privés ».

Pour réaliser l’indépendance du Québec, trois choses sont essentielles : la reconnaissance internationale, des instruments financiers comme la Caisse pour assurer la stabilité économique et politique et le contrôle d’un certain nombre de médias.

On a vu que Paul Desmarais a usé de son influence pour amener le président français Nicolas Sarkozy à rejeter la position traditionnelle de la France de « non ingérence, non indifférence ». On constate qu’il est en train de transformer la Caisse de Dépôt en une filiale de Power Corporation. Et Vidéotron, le pilier de l’empire Quebecor Media, perçu par les fédéralistes comme sympathique aux souverainistes, est vulnérable maintenant que la Caisse est dirigée par Michael Sabia, l’ancien dirigeant du concurrent direct de Vidéotron.

Nous n’avons pas la naïveté de croire que tout cela est le fruit du hasard ou du jeu des forces du marché. C’est pourquoi il est important que toute la lumière soit faite sur la gestion de la Caisse de dépôt en vue d’en redéfinir la mission et les mandats.


 

 

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HP Rousseau et la Caisse

Par Léo-Paul Lauzon, l'Aut'journal

 

Le 30 mai 2008, la Caisse de dépôt et placement du Québec perdait (en fait une perte qui doit être interprétée comme un gain pour les Québécois) son président Henri-Paul Rousseau - HP pour les intimes - pour Power Corp, cette transnationale québécoise qui contrôle beaucoup de services publics (santé, eau, énergie, pensions de vieillesse, etc.) et de médias afin de propager son idéologie.

 

HP Rousseau est un autre affairiste provenant du privé avec sa culture d’avidité et de rendement rapide à tout prix, peu importe les moyens, que l’on a nommé à la tête d’un de nos plus importants instruments de développement économique et social du Québec.

HP a levé les feutres juste après avoir signé un renouvellement de son mandat de président pour une période additionnelle de 5 ans en nous laissant sur les bras le fruit de ses dogmes éculés et de ses politiques d’arriérés qui totalise au moins 40 milliards $ de pertes publiques encourues dans des affaires totalement débiles comme le papier commercial garanti par des hypothèques irrécouvrables totalisant 14 milliards $ (La Caisse est l’institution financière canadienne qui a le plus investi dans ces véhicules financiers bidons soit 40 % de ses liquidités); 7 milliards $ de pertes encourues dans des actions de compagnies cotées sur les bourses américaines; un investissement tragique de 3 milliards $ dans des aéroports à Londres en Angleterre que HP avait qualifié dans La Presse du 29 février 2008 de : « Une machine à cash extraordinaire ».

Sa patente extraordinaire s’est plutôt avérée un panier sans fonds tel que mentionné, entre autres, dans un article du Journal de Montréal du 6 septembre 2008 intitulé : « Royaume-Uni; 562M $ de plus injectés dans British Airport Authority (BAA)». Ça, c’est le même smatte qui ne voulait pas investir dans des entreprises québécoises préférant investir nos argents à l’étranger en prétextant que c’était plus payant. Allô l’expert!

Malgré ses déboires titanesques, les politiciens, les médias, surtout La Presse de Power, et d’autres ont continué à l’encenser. Tout simplement incroyable. Faut dire que l’important monsieur a de nombreux contacts politiques et d’affaires. Un autre faiseux que l’on érige en héros! Ça fait partie du modèle québécois.

Prisonnier de sa doctrine conservatrice très à droite, qui séduit Power Corp et son propriétaire Paul Desmarais HP a dit de la Caisse de dépôt, comme le rapporte le Journal de Montréal du 9 mai 2007, que la mondialisation était « incontournable » et qu’il n’était nullement inquiet de la vente d’Alcan à des étrangers.

Donc, selon lui, il faut dorénavant, et pour toujours, se soumettre à l’hégémonie des transnationales plus grosses que les pays et qui mettent en compétition tous les travailleurs et tous les gouvernements de la planète pour le plus petit commun dénominateur.

Pourtant, des organismes internationaux comme l’OCDE, l’ONU et même la Banque Nationale, n’ont de cesse de répéter que, face à la mondialisation dans les petits pays et ceux en voie de développement, l’État doit intervenir pour protéger son économie, garder le contrôle de ses grandes entreprises stratégiques et adopter des politiques fiscales appropriées pour sauvegarder ses services publics, sinon il y a un grand risque de « recolonisation par les transnationales étrangères ».

Mais l’incontournable HP, cité dans le Devoir du 24 avril 2008, a dit clairement : « La Caisse n’empêchera pas les prises de contrôle étrangères » et le ministre du Développement économique libéral du Québec, Raymond Banchand, en a rajouté comme en témoigne ce titre de La Presse du 30 novembre 2007 : « Bachand ne s’inquiète pas de la mainmise étrangère ».

Bachand a même traité de xénophobes, rien de moins, tous ceux qui osent penser à s’inquiéter. Ces deux colonisés de première classe ont applaudi et ont même favorisé la vente à des étrangers de joyaux québécois comme Alcan, Cambior, Domtar, la Bourse de Montréal, Biochem Pharma, Axcan Pharma, Sico, etc.

Dire que des symboles historiques québécois aussi significatifs que le Château Frontenac, le vieux pont de Québec et le Canadien de Montréal appartiennent à des intérêts étrangers me fait lever le cœur. Comme les Québécois sont colonisés depuis toujours, et heureux de l’être, ils ont les politiciens et les commis d’État qu’ils méritent.

Pendant ce temps, la Caisse investissait à l’étranger. La Presse du 23 octobre 2007 titrait : « La Caisse pourrait investir 1,6 milliards en Inde » et le 11 août 2008 : « La Caisse veut construire des centres commerciaux au Brésil et en Chine ». Sans compter son investissement bidon de 3 milliards $ dans un aéroport à Londres (BAA) et ses 200 millions $ investis dans un aéroport en Australie.

Puis, La Presse du 15 mars 2005 nous informait que la Caisse, à la sauce HP, tenait à investir des millions en Colombie-Britannique et ailleurs dans le monde dans des hôpitaux privés, des autoroutes à péage, des aqueducs, dans le transport en commun et dans la distribution de gaz naturel. Pour HP, investir nos économies à l’étranger c’est beaucoup mieux que d’investir au Québec. Un autre qui pète plus haut que le trou.

Dans un article du 7 mars 2009 intitulé : « Qui est Robert Tessier? », Le Devoir nous apprend que cet ancien p.d.-g. de Gaz Métropolitain était un farouche partisan de toute hausse des tarifs d’électricité d’Hydro-Québec qui faisait, selon ses dires, une concurrence « déloyale » à cet importateur de gaz naturel et promoteur du port méthanier Rabaska à Lévis qu’est Gaz Métro.

Dans cet article, le monsieur s’est défini lui-même comme un lucide enragé. Il est aussi membre, tenez-vous bien, du conseil d’administration d’Investors, propriété de Power Corp qui se spécialise dans les régimes de retraite « privés », et du Conference Board du Canada et du Conseil du patronat du Québec. Tout un commis de l’État!

On continue de plus belle à nommer des faiseux et des porte-queue, partisans de la privatisation de nos instruments collectifs, à la tête de nos outils collectifs, sans que les Québécois ne lèvent le petit doigt.

Dans un article du Devoir du 14 décembre 2004 intitulé : « Priorité au rendement à la Caisse de dépôt : Une rebuffade pour Yves Séguin », il est écrit qu’Yves Séguin, alors ministre des Finances, s’était opposé à cette nouvelle orientation débile de la Caisse, comme il s’était opposé à ce que le Parti libéral du Québec verse 325 millions $ de fonds publics en subventions à la firme étrangère Intrawest pour construire des condos de luxe à la station de ski du Mont-Tremblant et qu’il voulait mettre sur pied une équipe de vérificateurs spécialisés dans l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux.

Le gratin n’a pas aimé et a commandé le renvoi de cet emmerdeur. En bon franchisé, Jean Charest l’a prestement viré.

Félicitations quand même, monsieur Séguin, et vous avez toute ma reconnaissance pour votre courage même si cela vous a coûté votre job de ministre.

Clisse, ça prend pas la tête à Papineau pour comprendre que, pour calculer la rentabilité véritable de la Caisse de dépôt, il ne faut pas uniquement tenir compte du rendement comptable à court terme rattaché au placement, mais bien d’utiliser comme base de calcul la rentabilité macro-économique qui tient compte, en sus des retombées économiques des emplois créés ou sauvegardés au Québec, des sièges sociaux et des usines conservés ici, des impôts et des taxes payés par ces travailleurs et ces investissements, des emplois indirects, de la souveraineté du Québec sur ses ressources naturelles, ses biens publics et ses entreprises stratégiques qui bénéficient à tout le monde de plusieurs façons.

 

 

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720$ de moins pour les retraités de la construction

Par Robert Dutrisac, Le Devoir

 

Raymond Bachand soutenait encore hier qu'aucun travailleur ne subirait de pertes en 2009 en raison de la contre-performance de la Caisse de dépôt

Québec -- Contrairement aux assurances données par le gouvernement Charest, certains travailleurs perdront une partie de leur rente de retraite en raison des résultats désastreux de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). C'est le cas de milliers de travailleurs de la construction qui prendront leur retraite cette année.

 

C'est ce qu'a révélé, hier, le président-directeur général de la Commission de la construction du Québec (CCQ), André Ménard, lors de son audition devant la commission parlementaire spéciale qui se penche sur les déboires de la Caisse. «On ne peut pas perdre 2 milliards sans qu'il y ait un impact, a-t-il souligné. Il est évident que ceux qui prendront leur retraite cette année subiront les effets de ces rendements.»

Dans le cas des 145 000 travailleurs de la construction, ce ne sont pas seulement les cotisations qu'ils versent à leur régime de retraite qui seront affectées, mais leurs rentes. Ainsi, les travailleurs qui prendront leur retraite en 2009, soit quelque 3000 personnes, perdront en moyenne 4 % de leur rente, ou 720 $ sur une rente annuelle de

18 000 $, ont calculé les actuaires de la CCQ. Il s'agit cependant d'une moyenne: certains ne perdront rien parce qu'ils ont contribué depuis longtemps à un régime à prestations déterminées, alors d'autres essuieront une perte de 17 % parce que leur rente n'est pas garantie et qu'elle dépend des rendements obtenus par le portefeuille de la CCQ. Les retraités actuels ne seront pas affectés puisque leur rente est garantie.

Hier encore, le ministre des Finances, Raymond Bachand, soutenait qu'aucun travailleur ne subirait de pertes en 2009 en raison de la contre-performance de la Caisse.

La perte de 2 milliards qu'a subie en 2008 le portefeuille de la CCQ -- il s'élève désormais à
9,9 milliards -- entraîne un déficit actuariel de 606 millions dans le volet du régime de retraite à prestations déterminées. Cette part du régime n'est plus alimentée depuis la fin 2004. En vertu des règles de ce régime privé, fixées par des négociations patronales-syndicales, ce déficit doit être comblé par les cotisations que versent les travailleurs actifs dans un nouveau régime à prestations indéterminées, créé en 2005.

Ainsi, la cotisation que versent les employeurs au régime de retraite est de 3,50 $ de l'heure pour un compagnon. À l'heure actuelle, une somme de 2,10 $ est versée au volet à prestations déterminées, pour service passé, et 1,49 $ est versé au volet courant. Pour éponger le déficit de 606 millions, il faudra prendre 75 ¢ dans le volet courant pour le verser à l'ancien régime pendant neuf ans.

Pour les 145 000 travailleurs actifs, le déficit représente un somme de plus de 4000 $ à éponger. Évidemment, le fait de puiser dans le régime courant diminuera d'autant la rente des travailleurs actuels quand ils prendront leur retraite, a expliqué l'actuaire principal de la CCQ, Jacques Rainville. Cette conséquence de la perte causée par la Caisse devra faire l'objet de la prochaine négociation dans le secteur de la construction, dont les conventions collectives viennent à échéance en 2010.

Le p.-d.g. de la CCQ, André Ménard, ne prend pas la situation à la légère, contrairement à d'autres représentants de grands déposants de la Caisse comme le président du comité de retraite du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP), Gilles Giguère. Comparaissant devant les élus mardi, M. Giguère ne s'en faisait guère, soulignant que les pertes de 40 milliards étaient en bonne partie des provisions et que l'institution pourrait se refaire. En outre, le comité n'avait pas daigné présenter une évaluation des conséquences de la perte de 12 milliards subie par le RREGOP en 2008, au grand dam des députés de l'opposition.

La CCQ est dans l'obligation de déposer ses fonds à la Caisse, mais il est venu à l'idée de ses représentants de faire appel à d'autres gestionnaires. Ça fait deux fois depuis le début des années 2000 que le fonds de la CCQ est en difficulté et qu'on doit prendre des mesures exceptionnelles pour le renflouer. La Caisse a essuyé des pertes deux années d'affilée, en 2001 et 2002. «On a été frappé assez, deux fois, et ça, ça fait réfléchir», a dit André Ménard

La perte de 2008 fait d'autant plus mal que la CCQ a opté pour une composition de portefeuille extrêmement conservatrice: 50 % dans les obligations et une bonne part dans les immeubles. En 2008, la perte a été moindre que pour l'ensemble de la Caisse: -17 % contre -26 %. Son rendement sur cinq ans est d'ailleurs meilleur que pour l'ensemble de la CDPQ.

Il n'en demeure pas moins que la Caisse a fait 6,3 % de moins que les indices liés au portefeuille de la CCQ. Cela représente un manque à gagner de 741 millions pour la CCQ.

«On veut un rendement pour rencontrer [sic] nos objectifs, mais on ne veut pas parier sur n'importe quoi», a fait valoir M. Ménard. Désormais, la CCQ entend «challenger» la Caisse. «Lorsqu'on place en obligations, on s'attend à ce que ce soient des obligations, on ne s'attend pas à ce que ce soit placé dans autre chose.»

Le nouveau président de la Caisse, Michael Sabia, a rencontré récemment le conseil d'administration de la CCQ. M. Sabia a promis de viser des rendements «plus stables», «plus fiables», a relaté André Ménard. «Ça va directement dans notre ligne de pensée», a dit le p.-d.g. de la CCQ.

 

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Inquisition?


 

INQUISITION ? Toute une trouvaille monsieur Pratte pour qualifier les nécessaires recherches  pour savoir à qui et à quoi s'en tenir avec cette  perte de $ 40, 000,000,000 qui porte  un dur coup au bas de laine des Québécois.
 
Bien sûr, elle ne vous affecte pas personnellement, vous qui jouissez de la protection du grand patron Paul Desmarais, l'homme que rien ni personne ne peut atteindre.
 
Qui protégez-vous?  Il est évident que vous protégez quelqu'un puisque vous avez intérêt à mettre fin aux enquêtes qui pourraient aboutir à des condamnations et des peines de prison à des oligarques, comme celà se fait maintenant aux États Unis et en Australie ?
 
Répondez monsieur Pratte.

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Caisse de dépôt: les grands déposants tenus dans l'ignorance

Écrit par Mathieu Boivin   
 
 

QUÉBEC — Les grands déposants de la Caisse de dépôt n'ont appris que trop tard qu'ils étaient dans le papier commercial jusqu'au cou. Le RREGOP, par exemple, n'avait «jamais entendu parler de ça», mais son portefeuille en renfermait pour 4 milliards de dollars quand la crise a éclaté.

Devant la commission parlementaire qui examine les résultats désastreux de la Caisse de dépôt et placement en 2008, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) et le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) ont livré des témoignages similaires.
À la CSST, le président Luc Meunier a indiqué que son organisation avait perdu 3,1 milliards de dollars en 2008, un recul de 26% par rapport à la valeur de 11 milliards enregistrée à la fin de 2007.  Et selon lui, la gestion active de la Caisse doit porter une partie du blâme.

«Si j’avais acheté l’indice (correspondant au risque du portefeuille choisi par la CSST) et que je m’étais assis dans ma chaise, j’aurais eu - 20%, mais j’ai eu - 26% parce que j’ai confié ça à la Caisse, a-t-il soumis. Je pense que le 6% de valeur retranchée, c’est une déception.»

M. Meunier a soutenu qu’il n’avait appris que le 17 août 2007 que la CSST avait du PCAA dans son portefeuille et que ce n’est qu’à la mi-novembre qu’il a su qu’elle en détenait pour 775 millions, ce qui équivaut à 10 % de la valeur actuelle de son portefeuille.

Liquidités

Il a aussi clairement indiqué que la CSST n’avait pas besoin de liquidités dans son portefeuille, ce qui laisse croire qu‘il n‘y avait aucune raison d‘y inclure du PCAA.

Jean-Marc Tardif, membre du comité de placement du RREGOP (et directeur général des retraites au Conseil du trésor), a de son côté indiqué qu’avant le 17 août 2007, «les PCAA, bien, nous, on n’avait jamais entendu parler de ça».

La Caisse de dépôt avait pourtant inclus quelque 4 milliards de dollars en PCAA dans le portefeuille du RREGOP, a-t-on appris. Or, on n'avait pas besoin de ces liquidités-là parce que les sorties de fonds en 2009 sont prévues au niveau de 1,5 milliard de dollars, a précisé Michel Groulx. Donc, ce n'était pas une décision du RREGOP qu'il y ait 4 milliards de monétaire.»

Quoi qu’il en soit, la provision pour pertes du RREGOP dans les papiers commerciaux est actuellement évaluée à 1,7 milliard de dollars. Le PCAA représente plus de 11,5% de la valeur du portefeuille du RREGOP, qui a perdu 12 milliards en 2008, un recul de 25,66% par rapport aux 46 milliards inscrits à la fin de 2007.

Perte d'argent

Par ailleurs, tout comme la CSST, le RREGOP a perdu plus d’argent qu’il n’aurait dû en confiant la gestion de ses investissements à la Caisse. «La gestion de la Caisse de dépôt et de placement a amené une valeur retranchée supplémentaire de 6,25%», a déploré le président du comité de retraite du RREGOP, Gilles Giguère. «On n’a jamais rien su du PCAA, alors c’est assez difficile d’être satisfait», a renchéri son collègue Jean-Jacques Pelletier.

Tant du côté de la CSST que du RREGOP, on a indiqué hier que les cotisations devraient être rehaussées dans les prochaines années pour compenser les pertes subies en 2008. Les porte-parole des deux institutions n’ont pas voulu préciser l’ampleur des hausses envisagées, mais M. Meunier, de la CSST, a évoqué divers scénarios visant à éviter un «choc».

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Scandale à la Caisse Desjardins

Caisse Desjardins: Les faits bruts - Dimanche, 05 Avril 2009 09:56
Caisse Desjardins: Crise du PCAA: Quand le mouvement Desjardins nous mène en bateau - Vendredi, 03 Avril 2009 19:05
Caisse Desjardins: Où est passé tout cet argent? - Mardi, 03 Mars 2009 19:46
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Explications de Pierre Cloutier

Commission parlementaire

 Les meilleures questions: Partie 1 Partie 2 Réaction de Jacques Parizeau

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Radio-Poubelle
Scandale de la caisse de dépôt et placement du Québec
 
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Pierre Legendre, l'auteur de "Le crime du Caporal Lortie" c'est d'abord la pensée impérieuse de la limite. Notre époque industrielle est entrée dans le vertige de l'illimité, de la frontière repoussée. D'un côté, la postérité de Mai 68 a engendré et promu un véritable idéal antitabou, une réticence à toute forme de normativité, une idéologie hédoniste en expansion continue. Les symptômes sont connus de tous, il suffit d'ouvrir le journal: logique du lobbying des diverses communautés (existantes et à venir) qui mordent sur le droit et l'Etat républicain et tendent à la fragmentation, à la mosaïque des privilèges; affaiblissement de la figure du Père (crise de l'autorité, incapacité à dire non, posture fragile de l'enseignant).
Sur l'autre versant, l'ultralibéralisme, qui, en un mouvement illimité, transforme tout en marchandise, entraîne les pires dérégulations et le chômage de masse - véritable sacrifice humain pour Legendre -, et contraint l'Etat, garant de la raison, à des retraits successifs et croissants. Legendre ne cesse de le rappeler: «pensée» libertaire et «pensée» libérale renforcent réciproquement leurs effets pour produire le citoyen/consommateur lambda de la démocratie planétaire. Le tout se conjugue, tragiquement, en ce que Legendre nomme «la débâcle normative». La multiplication des espaces de liberté est devenue la prison de la confusion mentale. D'où la nécessité absolue de poser la norme, d'instaurer l'interdit ou le droit pour contenir le fantasme, cette voie royale qui peut aboutir au meurtre. De cet inévitable désarroi surgit sans cesse sous la plume de Legendre la référence au Droit, au droit romain. A l'ère industrielle, le droit est devenu un simple outil de gestion des choses et des gens, à la remorque des mœurs et de l'air du temps (pacs, etc.).
"Contenir le fantasme, cette voie royale qui peut aboutir au meurtre". Cette voie, le caporal Lortie l'a choisie. Le 8 mai 2009, il y aura 25 ans de cela. Caporal Lortie et Radio-Poubelle de Québec, même combat.
 

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