Scandale de la Caisse de dépôt et placementLucien Bouchard impliqué dans les PCAA
Voici la preuve de l'implication du bureau de Lucien Bouchard (Davies A partir de la page Le Québec floué de 10 milliards par Toronto
Le Devoir rend compte de l'enquête menée en Ontario sur la petites compagnie de Toronto, Coventree. Comme cette entreprsie est au coeur du scandal financier de la Caisse et comme il n'y aura pas d'enquête au Québec. L'enquêt en Ontario risque de nous amener des révélations sur qui a fait quoi pour que l'on se fasse frauder par cet gagne de ti-culs qui avaient pris le contrôle de notre Caisse. La neutralisation de la Caisse en trois temps
La caisse est un levier absolument fondamental pour réaliser notre souveraineté; le Plan O de M.Paizeau en témoigne éloquemment. C'est pourquoi Charest, qui a fait du Québec une succursale d'Ottawa, (M. Plourde) a entrepris de la neutraliser et la faire passer sous le contrôle de Toronto. La proposition, qui est actuellement à l'étude dans les comités de placement des différents déposants, est un changement de cap majeur pour la Caisse: depuis sa création, l'institution emploie des dizaines de professionnels dont le mandat est justement de faire mieux que les indices boursiers." http://lapresseaffa La Caisse continue à s'enfoncer
En 2008 la Caisse a perdu 40 milliards, elle aurait perdu 30 milliards si elle avait performé selon l'indice de référence. Elle a donc subie une perte accrue de 10 milliards. La majorité de cette perte accrue est due au papier commercial (provision pour perte et crise de liquidité qui a entrainé une vente de feu au moment d'une capitulation boursière). Papier commercial - La Banque Nationale pourrait être accusée
Des accusations pénales pourraient être portées contre la Banque Nationale et ses filiales de courtage dans le dossier du papier commercial. C'est ce qui ressort des conclusions préliminaires d'une enquête sur le comportement de certaines banques dans les semaines qui ont précédé la débâcle du papier commercial, à la mi-août 2007. La Banque Nationale, avec ses filiales, détenait à l'époque 65 % de ce marché au pays. La Banque Nationale elle-même a prévenu ses actionnaires. Dans son rapport trimestriel pour 2009, on peut y lire que « les autorités réglementaires pourraient imposer des sanctions aux intervenants sur le marché ». Des courtiers en valeurs mobilières auraient notamment vendu du papier commercial tandis qu'ils le savaient contaminé par les prêts américains à haut risque. Prêts à haut risqueLes prêts à haut risque (subprimes) présentent un risque particulièrement élevé en raison de la mauvaise cote de solvabilité de l'emprunteur. Son taux d'intérêt est supérieur au taux préférentiel, accordé aux clients de premier ordre. Toute cette affaire tourne autour d'une note provenant de Coventree, un émetteur de papier commercial qui, dès le 24 juillet 2007, avertissait que certains titres étaient fragiles parce que contaminés par des créances hypothécaires à risque. L'enquête menée par l'Autorité des marchés financiers (AMF) et les autorités de réglementation de l'Ontario et du Canada a déterminé qui était au courant de l'affaire, à qui cela a été communiqué, et l'utilisation qui a été faite de cette information privilégiée avant qu'elle soit communiquée aux clients. Car des clients ont continué à acheter du papier commercial, notamment de la Banque Nationale, dans les semaines suivant la note. C'est le cas de l'homme d'affaires montréalais Hy Bloom et du constructeur Pomerleau. Si les parties n'arrivent pas à une entente négociée pour récupérer des dizaines de millions de dollars, des accusations pénales pourraient alors être portées. D'après un reportage d'Anne Panasuk La gestion d’Henri-Paul Rousseau a été « désastreuse », dit Pierre Karl Péladeau
Olivier Bourque et Mathieu Lavallée Même s’il est absent de la Conférence de Montréal du Forum économique international des Amériques, le patron de Quebecor (QBR.B) fait sentir sa présence. Dans le dernier numéro du magazine Forces, publié en collaboration avec la Conférence, Pierre Karl Péladeau tire à boulets rouges sur Henri-Paul Rousseau et sa gestion de la Caisse de dépôt et de placement. Lors d’un entretien publié dans ce numéro du magazine avec Michel Nadeau, analyste pour Argent, M. Péladeau déclare que la gestion de M. Rousseau « fut un désastre ». Il poursuit en revenant sur l’allocution qu’a donnée l’ancien PDG de la Caisse devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain le 9 mars dernier. « À la Chambre de commerce, je ne me suis pas levé pour applaudir à un gaspillage sans précédent de fonds publics. C’est trop facile de briller comme gestionnaire fort en communications Power Point alors qu’on est incapable de livrer la marchandise !» Lorsque questionné à propos d’Henri-Paul Rousseau, disant ne pas se souvenir d’une rencontre entre Quebecor et la CDP au sujet de la possible vente de Vidéotron à Rogers, Pierre-Karl Péladeau ironise. « Non, j’ai une bonne mémoire », affirme-t-il. Le numéro un de Quebecor se montre tout aussi critique au sujet de la nomination de Michael Sabia. « En Europe, si le gouvernement avait agi de façon aussi cavalière dans la désignation d’un titulaire d’une fonction aussi importante, les gens seraient descendus dans la rue… C’est inadmissible! », a-t-il ajouté. Henri-Paul Rousseau a quitté la tête de la CDP le 31 août 2008, pour rejoindre Power Corporation (POW) à titre de vice-président du conseil le 1er janvier dernier. Le président du conseil de Power Corporation et chef de la direction, Paul Desmarais jr., est également président du Bureau des gouverneurs de la Conférence de Montréal. Présent lors de la Conférence, M. Desmarais a été interrogé au sujet des commentaires visant le nouveau vice-président du conseil de Power Corporation. M. Desmarais n’a pas voulu commenter la nouvelle et a indiqué ne pas être au courant. Plus de détails suivront.
Philippe Couillard au CA de Canadian Royalties
ANDRÉ DUBUC, LES AFFAIRES 28 mai 2009 le vérificateur prêt à enquêter
La Presse
En matinée, le critique péquiste aux Finances. François Legault, a à nouveau réclamé qu'on mandate le vérificateur pour lever le voile sur les causes des pertes historiques de la CDP, un recul de 40 milliards du portefeuille en 2008. La veille, la chef péquiste Pauline Marois, avait fait la même demande. En 2002, dans l'opposition, Jean Charest avait exigé une enquête du vérificateur pour les problèmes de Montréal Mode, un dérapage de 30 millions de dollars. Le gouvernement Landry avait obtempéré. Cette fois, «on parle de 1000 fois plus»,a souligné Mme Marois. Le premier ministre Charest avait répliqué que le dossier était clos de l'avis du gouvernement, et que des observateurs comme Claude Lamoureux, l'ancien patron de Teachers et l'ex-premier ministre Bernard Landry jugeait qu'il fallait cesser la chasse aux coupables pour s'assurer plutôt que ces dérapages ne se reproduisent plus.
Le PQ veut aller plus loin
La chef du PQ, Pauline Marois - Le Parti québécois revient à la charge et demande une enquête plus en profondeur sur les pratiques de gestion qui ont conduit aux pertes de près de 40 milliards de dollars à la Caisse de dépôt et placement (CDP) en 2008. En conférence de presse, la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, a réclamé une enquête en profondeur du vérificateur général sur la CDP. Le PQ estime que la commission parlementaire spéciale n’a pas permis d’aller au fond des choses, même après 34 heures de témoignages. Mme Marois demande aussi la création d’un comité d’experts non partisan qui aurait pour mandat de se pencher sur la gestion du risque et sur la mission de la CDP, en particulier quant à l’obligation de contribuer au développement économique du Québec. La chef péquiste a déclaré qu’elle ne cherchait pas des coupables, mais plutôt les éléments qui ont fait défaut dans la gestion de la Caisse. Elle a affirmé qu’il restait de l’insécurité et de l’inquiétude, et qu’il était donc nécessaire d’aller plus loin dans l’analyse de ces résultats. Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand En entrevue à RDI, le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a répété que la commission parlementaire spéciale avait permis d’obtenir des explications sur la portion des pertes de la CDP qui excédait les résultats d’autres fonds observés dans le marché. Le gouvernement de Jean Charest avait déjà refusé de permettre la comparution des gestionnaires Luc Verville et Nicolas Deblois, qui auraient été les principaux acheteurs du papier commercial adossé à des actifs (PCAA) qui a plombé les résultats de la Caisse en 2008. Le ministre Bachand a annoncé mardi six mesures qui permettront de renforcer la surveillance des activités de la Caisse de dépôt.
Toujours nécessaire la commission d’enquête sur la Caisse
Dans son éditorial, M. Pratte a exprimé son désaccord à l’égard de notre demande de commission d’enquête portant sur les pertes historiques de 40 milliards de dollars de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Selon la loi, le gouvernement peut instituer une commission d’enquête « sur quelque objet qui a trait au bon gouvernement du Québec, sur la gestion de quelque partie des affaires publiques, sur l’administration de la justice ou sur quelque matière importante se rattachant à la santé publique ou au bien-être de la population ». Les commissions d’enquête ne sont donc pas réservées aux cas de malversations. C’est un outil qui est à la portée des représentants du peuple pour faire la lumière sur tout enjeu majeur d’intérêt public. M. Pratte estime que l’on sait maintenant « l’essentiel » des causes des pertes de la Caisse en 2008. Nous sommes en désaccord fondamental avec cette affirmation plutôt étonnante. D’une part, de très nombreuses questions n’ont même pas pu être posées en commission parlementaire. D’autre part, les réponses obtenues ont été imprécises, voire contradictoires, comme sur la question de l’approbation de l’utilisation des PCAA par les déposants. Pire, la presque totalité des témoins entendus ont tenté d’attribuer la responsabilité des pertes tantôt à d’autres intervenants, tantôt à des phénomènes théoriquement imprévisibles. D’autres témoins ont tenté de minimiser la portée de ces pertes historiques. L’ensemble laisse une désagréable impression de manque de transparence qui nous empêche de connaître toute la vérité. Le débat sur l’avenir de la Caisse doit être fait. De nombreux enjeux doivent être discutés, comme la représentation des retraités, la rémunération des gestionnaires ou les pratiques de communication de la Caisse. Mais ce débat doit être alimenté par une information juste et adéquate, qui identifierait notamment la responsabilité de chaque acteur impliqué dans le désastre de 2008. Sinon, comment s’assurer de ne pas répéter les mêmes erreurs ? M. Pratte le dit lui-même : « Une partie de ces pertes était inévitable, causée par l’effondrement des marchés. » C’est donc dire que l’autre partie de ces pertes était évitable ! Il serait dans l’intérêt de l’ensemble des citoyens du Québec que le gouvernement affecte les sommes nécessaires à la tenue d’une commission d’enquête sur les pertes historiques de la Caisse en 2008. On veut de vraies réponses
Devant la Chambre de commerce, Henri-Paul Rousseau avait attribué la perte de 40 milliards – 25% de son actif – de la Caisse de dépôt à une « tempête parfaite ». Cette semaine, il reconnaissait « l’erreur » d’avoir acheté autant de papier commercial adossé à des actifs (PCAA). Jamais, dans ces deux témoignages, l’ancien pdg de la Caisse qui a touché une prime de 378 750 $ en démissionnant n’a eu une pensée pour les millions de Québécoises et de Québécois qui verront leur retraite compromise par les inévitables réductions de leurs prestations, ni pour les jeunes travailleurs et travailleuses qui devront cotiser davantage pendant des années pour compenser les pertes de la gestion Rousseau. Dans son livre La Caisse dans tous ses états (Éditions Carte blanche), le journaliste Mario Pelletier donne une explication détaillée plausible des mauvaises performances de la Caisse. Il rappelle l’ampleur de la purge pratiquée par Henri-Paul Rousseau lors de son arrivée à la direction de la Caisse : congédiement de 19 dirigeants, abolition de 138 postes, fermeture de 8 bureaux sur 11 à l’étranger et suppression de 5 filiales. Le tout à mettre en lien avec ses déclarations devant la commission parlementaire où il attribuait une grande partie des problèmes de la caisse à l’incompétence de ses employés !? Mario Pelletier décrit bien la dérive dans les produits dérivés, gérés à partir de modèles mathématiques complexes qui ont amené la Caisse à se comporter comme un « hedge fund », c’est-à-dire à emprunter des sommes importantes pour bénéficier d’un effet de levier. La Caisse a accumulé en 2007 un passif de 71,8 milliards $, soit 46% de son avoir net, alors que dix ans auparavant, elle n’empruntait pas du tout. « Emprunter des sommes pareilles pour les re-prêter, ça n’a rien à voir avec la gestion des pensions », s’indignait Jacques Parizeau. Dans sa course frénétique au rendement – et aux généreux bonis pour ses gestionnaires – la Caisse a complètement délaissé l’économie du Québec. Durant les années Rousseau, de 2002 à 2007, l’actif de la Caisse investi au Québec est passé de 32% à 17%. Robert Laplante a calculé que de 1996 à 2007, il est passé de 46% à 17%. La Caisse a laissé partir le siège social de l’Alcan, a facilité la prise de contrôle de la Bourse de Montréal par celle de Toronto et ne détient aujourd’hui aucune action dans la Banque Nationale, SNC Lavalin et Bombardier, mais a investi dans les filiales de Power Corporation. Le nouveau pdg Michael Sabia a déclaré qu’il n’interviendrait pas si Bombardier passait en des mains étrangères. Dans son livre, Mario Pelletier raconte que, dès son arrivée à la tête de la Caisse, Henri-Paul Rousseau a cherché à vendre Vidéotron à Rogers, alors que son prédécesseur Jean-Claude Scraire avait mené une lutte de titan pour faire résilier l’entente que la famille Chagnon avait conclue avec la compagnie torontoise pour assurer le maintien au Québec de cette société de nouvelles technologies en s’associant à Quebecor. Aujourd’hui, le chroniqueur Alain Dubuc essaie de minimiser l’importance de cette révélation en mettant sur le même pied Vidéotron et les papiers commerciaux, présentés comme la participation à « deux bulles » de dirigeants qui se prenaient pour « les maîtres de l’univers » . (La Presse, 20 mai). Il est vrai que la dévaluation du titre de Vidéotron s’est traduite à l’époque par des pertes importantes pour la Caisse, mais il n’en demeure pas moins que Vidéotron est aujourd’hui une société prospère qui investit au Québec, crée de l’emploi et constitue le pilier du nouveau modèle économique des médias. Par contre, les titres des PCAA ne valent pas le prix du papier sur lequel ils sont imprimés. La déconfiture de la Caisse de dépôt est un drame pour les retraités et futurs retraités québécois pris individuellement, mais elle a aussi d’autres conséquences sur la nation québécoise comme collectivité. La création de la Caisse a permis de dégager le gouvernement du Québec de l’emprise qu’exerçaient sur lui les milieux financiers de la rue St-Jacques et, à différentes époques charnières – comme l’élection du Parti Québécois en 1976 –, à contrer les pressions de Bay Street ou Wall Street. Elle jouait également un rôle crucial dans le plan élaboré par Jacques Parizeau pour permettre l’accession du Québec à la souveraineté si le Oui l’avait emporté au référendum de 1995. Aujourd’hui, la Caisse étant affaiblie par des pertes considérables, contrainte à ne plus intervenir de façon active dans l’économie québécoise et désormais dirigée par un Ontarien d’origine dont le seul fait d’armes est d’avoir transféré le siège social de Bell de Montréal à Toronto, quelles sont ses perspectives d’avenir ? Constatant les liens serrés entre la Caisse et Power Corporation – où a été repêché Henri-Paul Rousseau – Mario Pelletier se demande « s’il n’y a pas là un prélude à un éventuel démantèlement, au profit du secteur privé, et notamment des filiales tentaculaires de la Financière Power » car « il n’y a plus d’obstacle à ce que les fonds de retraite de la collectivité québécoise aboutissent entre les mains des gestionnaires de puissants intérêts privés ». Pour réaliser l’indépendance du Québec, trois choses sont essentielles : la reconnaissance internationale, des instruments financiers comme la Caisse pour assurer la stabilité économique et politique et le contrôle d’un certain nombre de médias. On a vu que Paul Desmarais a usé de son influence pour amener le président français Nicolas Sarkozy à rejeter la position traditionnelle de la France de « non ingérence, non indifférence ». On constate qu’il est en train de transformer la Caisse de Dépôt en une filiale de Power Corporation. Et Vidéotron, le pilier de l’empire Quebecor Media, perçu par les fédéralistes comme sympathique aux souverainistes, est vulnérable maintenant que la Caisse est dirigée par Michael Sabia, l’ancien dirigeant du concurrent direct de Vidéotron. Nous n’avons pas la naïveté de croire que tout cela est le fruit du hasard ou du jeu des forces du marché. C’est pourquoi il est important que toute la lumière soit faite sur la gestion de la Caisse de dépôt en vue d’en redéfinir la mission et les mandats.
HP Rousseau et la Caisse
Par Léo-Paul Lauzon, l'Aut'journal
Le 30 mai 2008, la Caisse de dépôt et placement du Québec perdait (en fait une perte qui doit être interprétée comme un gain pour les Québécois) son président Henri-Paul Rousseau - HP pour les intimes - pour Power Corp, cette transnationale québécoise qui contrôle beaucoup de services publics (santé, eau, énergie, pensions de vieillesse, etc.) et de médias afin de propager son idéologie.
HP Rousseau est un autre affairiste provenant du privé avec sa culture d’avidité et de rendement rapide à tout prix, peu importe les moyens, que l’on a nommé à la tête d’un de nos plus importants instruments de développement économique et social du Québec. HP a levé les feutres juste après avoir signé un renouvellement de son mandat de président pour une période additionnelle de 5 ans en nous laissant sur les bras le fruit de ses dogmes éculés et de ses politiques d’arriérés qui totalise au moins 40 milliards $ de pertes publiques encourues dans des affaires totalement débiles comme le papier commercial garanti par des hypothèques irrécouvrables totalisant 14 milliards $ (La Caisse est l’institution financière canadienne qui a le plus investi dans ces véhicules financiers bidons soit 40 % de ses liquidités); 7 milliards $ de pertes encourues dans des actions de compagnies cotées sur les bourses américaines; un investissement tragique de 3 milliards $ dans des aéroports à Londres en Angleterre que HP avait qualifié dans La Presse du 29 février 2008 de : « Une machine à cash extraordinaire ». Sa patente extraordinaire s’est plutôt avérée un panier sans fonds tel que mentionné, entre autres, dans un article du Journal de Montréal du 6 septembre 2008 intitulé : « Royaume-Uni; 562M $ de plus injectés dans British Airport Authority (BAA)». Ça, c’est le même smatte qui ne voulait pas investir dans des entreprises québécoises préférant investir nos argents à l’étranger en prétextant que c’était plus payant. Allô l’expert! Malgré ses déboires titanesques, les politiciens, les médias, surtout La Presse de Power, et d’autres ont continué à l’encenser. Tout simplement incroyable. Faut dire que l’important monsieur a de nombreux contacts politiques et d’affaires. Un autre faiseux que l’on érige en héros! Ça fait partie du modèle québécois. Prisonnier de sa doctrine conservatrice très à droite, qui séduit Power Corp et son propriétaire Paul Desmarais HP a dit de la Caisse de dépôt, comme le rapporte le Journal de Montréal du 9 mai 2007, que la mondialisation était « incontournable » et qu’il n’était nullement inquiet de la vente d’Alcan à des étrangers. Donc, selon lui, il faut dorénavant, et pour toujours, se soumettre à l’hégémonie des transnationales plus grosses que les pays et qui mettent en compétition tous les travailleurs et tous les gouvernements de la planète pour le plus petit commun dénominateur. Pourtant, des organismes internationaux comme l’OCDE, l’ONU et même la Banque Nationale, n’ont de cesse de répéter que, face à la mondialisation dans les petits pays et ceux en voie de développement, l’État doit intervenir pour protéger son économie, garder le contrôle de ses grandes entreprises stratégiques et adopter des politiques fiscales appropriées pour sauvegarder ses services publics, sinon il y a un grand risque de « recolonisation par les transnationales étrangères ». Mais l’incontournable HP, cité dans le Devoir du 24 avril 2008, a dit clairement : « La Caisse n’empêchera pas les prises de contrôle étrangères » et le ministre du Développement économique libéral du Québec, Raymond Banchand, en a rajouté comme en témoigne ce titre de La Presse du 30 novembre 2007 : « Bachand ne s’inquiète pas de la mainmise étrangère ». Bachand a même traité de xénophobes, rien de moins, tous ceux qui osent penser à s’inquiéter. Ces deux colonisés de première classe ont applaudi et ont même favorisé la vente à des étrangers de joyaux québécois comme Alcan, Cambior, Domtar, la Bourse de Montréal, Biochem Pharma, Axcan Pharma, Sico, etc. Dire que des symboles historiques québécois aussi significatifs que le Château Frontenac, le vieux pont de Québec et le Canadien de Montréal appartiennent à des intérêts étrangers me fait lever le cœur. Comme les Québécois sont colonisés depuis toujours, et heureux de l’être, ils ont les politiciens et les commis d’État qu’ils méritent. Pendant ce temps, la Caisse investissait à l’étranger. La Presse du 23 octobre 2007 titrait : « La Caisse pourrait investir 1,6 milliards en Inde » et le 11 août 2008 : « La Caisse veut construire des centres commerciaux au Brésil et en Chine ». Sans compter son investissement bidon de 3 milliards $ dans un aéroport à Londres (BAA) et ses 200 millions $ investis dans un aéroport en Australie. Puis, La Presse du 15 mars 2005 nous informait que la Caisse, à la sauce HP, tenait à investir des millions en Colombie-Britannique et ailleurs dans le monde dans des hôpitaux privés, des autoroutes à péage, des aqueducs, dans le transport en commun et dans la distribution de gaz naturel. Pour HP, investir nos économies à l’étranger c’est beaucoup mieux que d’investir au Québec. Un autre qui pète plus haut que le trou. Dans un article du 7 mars 2009 intitulé : « Qui est Robert Tessier? », Le Devoir nous apprend que cet ancien p.d.-g. de Gaz Métropolitain était un farouche partisan de toute hausse des tarifs d’électricité d’Hydro-Québec qui faisait, selon ses dires, une concurrence « déloyale » à cet importateur de gaz naturel et promoteur du port méthanier Rabaska à Lévis qu’est Gaz Métro. Dans cet article, le monsieur s’est défini lui-même comme un lucide enragé. Il est aussi membre, tenez-vous bien, du conseil d’administration d’Investors, propriété de Power Corp qui se spécialise dans les régimes de retraite « privés », et du Conference Board du Canada et du Conseil du patronat du Québec. Tout un commis de l’État! On continue de plus belle à nommer des faiseux et des porte-queue, partisans de la privatisation de nos instruments collectifs, à la tête de nos outils collectifs, sans que les Québécois ne lèvent le petit doigt. Dans un article du Devoir du 14 décembre 2004 intitulé : « Priorité au rendement à la Caisse de dépôt : Une rebuffade pour Yves Séguin », il est écrit qu’Yves Séguin, alors ministre des Finances, s’était opposé à cette nouvelle orientation débile de la Caisse, comme il s’était opposé à ce que le Parti libéral du Québec verse 325 millions $ de fonds publics en subventions à la firme étrangère Intrawest pour construire des condos de luxe à la station de ski du Mont-Tremblant et qu’il voulait mettre sur pied une équipe de vérificateurs spécialisés dans l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux. Le gratin n’a pas aimé et a commandé le renvoi de cet emmerdeur. En bon franchisé, Jean Charest l’a prestement viré. Félicitations quand même, monsieur Séguin, et vous avez toute ma reconnaissance pour votre courage même si cela vous a coûté votre job de ministre. Clisse, ça prend pas la tête à Papineau pour comprendre que, pour calculer la rentabilité véritable de la Caisse de dépôt, il ne faut pas uniquement tenir compte du rendement comptable à court terme rattaché au placement, mais bien d’utiliser comme base de calcul la rentabilité macro-économique qui tient compte, en sus des retombées économiques des emplois créés ou sauvegardés au Québec, des sièges sociaux et des usines conservés ici, des impôts et des taxes payés par ces travailleurs et ces investissements, des emplois indirects, de la souveraineté du Québec sur ses ressources naturelles, ses biens publics et ses entreprises stratégiques qui bénéficient à tout le monde de plusieurs façons. 720$ de moins pour les retraités de la construction
Par Robert Dutrisac, Le Devoir
Raymond Bachand soutenait encore hier qu'aucun travailleur ne subirait de pertes en 2009 en raison de la contre-performance de la Caisse de dépôt Québec -- Contrairement aux assurances données par le gouvernement Charest, certains travailleurs perdront une partie de leur rente de retraite en raison des résultats désastreux de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). C'est le cas de milliers de travailleurs de la construction qui prendront leur retraite cette année.
C'est ce qu'a révélé, hier, le président-directeur général de la Commission de la construction du Québec (CCQ), André Ménard, lors de son audition devant la commission parlementaire spéciale qui se penche sur les déboires de la Caisse. «On ne peut pas perdre 2 milliards sans qu'il y ait un impact, a-t-il souligné. Il est évident que ceux qui prendront leur retraite cette année subiront les effets de ces rendements.» Inquisition?
INQUISITION ? Toute une trouvaille monsieur Pratte pour qualifier les nécessaires recherches pour savoir à qui et à quoi s'en tenir avec cette perte de $ 40, 000,000,000 qui porte un dur coup au bas de laine des Québécois.
Bien sûr, elle ne vous affecte pas personnellement, vous qui jouissez de la protection du grand patron Paul Desmarais, l'homme que rien ni personne ne peut atteindre.
Qui protégez-vous? Il est évident que vous protégez quelqu'un puisque vous avez intérêt à mettre fin aux enquêtes qui pourraient aboutir à des condamnations et des peines de prison à des oligarques, comme celà se fait maintenant aux États Unis et en Australie ?
Répondez monsieur Pratte.
Caisse de dépôt: les grands déposants tenus dans l'ignorance
Scandale à la Caisse Desjardins
Caisse Desjardins: Crise du PCAA: Quand le mouvement Desjardins nous mène en bateau - Vendredi, 03 Avril 2009 19:05
Caisse Desjardins: Lettre ouverte à la présidente du mouvement Desjardins - Mardi, 03 Mars 2009 19:30
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